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Date de dernière mise á jour : 16/02/2010

Transport


L'article 7 de la loi n° 2003-8 du 3 janvier 2003 relative aux marchés du gaz et de l’électricité et au service public de l’énergie prévoit que " les décisions sur les tarifs sont prises conjointement par les ministres chargés de l'économie et de l'énergie, sur proposition de la Commission de régulation de l'énergie, notamment à la demande des opérateurs, pour les tarifs d'utilisation des réseaux de transport et de distribution de gaz et des installations de gaz naturel liquéfié ".

En application de ces dispositions, la CRE propose au gouvernement des tarifs d'utilisation des réseaux de transport de gaz naturel (dits tarifs ATRT : Accès des Tiers aux Réseaux de Transport), de distribution de gaz naturel (dits tarifs ATRD : Accès des Tiers aux Réseaux de Distribution) et des terminaux méthaniers (dits tarifs ATTM : Accès des Tiers aux Terminaux Méthaniers).
Ces tarifs, ainsi que leurs conditions d'application, sont des éléments essentiels au bon fonctionnement du marché gazier. La CRE s'assure que les tarifs d'utilisation des infrastructures sont appliqués de manière transparente et non discriminatoire à tous les utilisateurs, y compris les fournisseurs historiques.
Ces tarifs sont calculés par la CRE à partir des charges prévisionnelles nécessaires aux opérateurs pour assurer le développement et le bon fonctionnement des réseaux (voir Dissociation comptable) et des hypothèses d’utilisation de leurs infrastructures.

Le CORDIS a le pouvoir de régler les différends relatifs à l'accès aux infrastructures gazières : réseaux de transport, réseaux de distribution, terminaux méthaniers et stockages souterrains de gaz naturel.

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1. Description générale

Le réseau de transport est une infrastructure constituée de canalisations et de stations de compression, structuré de la manière suivante :

- le réseau de transport principal, ensemble des canalisations à haute pression et de grand diamètre, qui relient entre eux les points d'interconnexion avec les réseaux voisins, les stockages souterrains et les terminaux méthaniers, et auquel sont raccordés les réseaux de transport régionaux, les réseaux de distribution et les plus importants consommateurs industriels;

- le réseau de transport régional, partie du réseau de transport qui assure l'acheminement du gaz naturel vers les réseaux de distribution et vers les clients finals de consommation importante, raccordés à celle-ci.

Les canalisations servent à transporter le gaz naturel sous terre. Elles sont en acier, d’un diamètre compris entre 0,3 m et plus d’1 m et sont enterrées à une profondeur de l'ordre d’un mètre. En circulant dans les gazoducs (à environ 30km/h), le gaz naturel est ralenti du fait des frottements sur les parois du tube. Ce phénomène produit une baisse de pression à l’extrémité du réseau. Des stations de compression (entre 65 et 95 bars) sont donc installées tous les 150 km environ sur le réseau principal, pour compenser les pertes de pression.

Compte tenu de l’importation de 97% du gaz naturel consommé en France, le réseau de transport de gaz naturel est essentiel aux fournisseurs pour livrer le gaz naturel à leurs clients depuis les points d’entrée du gaz aux frontières terrestres et maritimes.

Il existe deux gestionnaires de réseaux de transport (GRT) de gaz naturel en France : GRTgaz, filiale de GDF Suez, gère le réseau de gaz B (bas pouvoir calorifique) dans le nord du pays et la majeure partie du réseau de gaz H (haut pouvoir calorifique), et TIGF, filiale de TOTAL, gère le réseau de gaz H dans le sud-ouest du pays.

Leur activité est régulée afin de s’assurer que :
- l’accès des tiers est transparent et non discriminatoire ;
- les coûts supportés par les utilisateurs du réseau de transport sont efficients ;
- les investissements nécessaires au bon fonctionnement du marché sont réalisés.

Le système de tarification « entrée-sortie », retenu par la CRE et recommandé par la réglementation européenne pour élaborer les tarifs d’accès aux réseaux de transport de gaz naturel, est fondé sur un découpage du territoire en zones d’équilibrage en fonction des congestions physiques sur le réseau. Les expéditeurs peuvent ainsi faire circuler leur gaz librement et sans contrainte à l’intérieur de chaque zone en payant uniquement un terme à l’entrée et à la sortie.

2. Anciens tarifs d’utilisation des réseaux de transport de gaz naturel

Les précédents tarifs d’utilisation des réseaux de transport de gaz sont entrés en vigueur le 1er janvier 2007, en application de l’arrêté du 27 décembre 2006 approuvant la proposition tarifaire de la CRE du 10 novembre 2006. Ces 3èmes tarifs (ATRT3) ont été établis après consultation de l’ensemble des acteurs concernés.
En raison de la fusion des zones d'équilibrage Nord, Est et Ouest du réseau de GRTgaz prévue en 2009, ces tarifs avaient été conçus pour s’appliquer pendant deux ans.

Les principaux changements de structure tarifaire consistaient en une baisse des termes tarifaires de liaison entre zones d’équilibrage pour préparer la fusion des zones Nord, Est et Ouest en 2009 et la péréquation des termes tarifaires de sortie du réseau principal à compter du 1er janvier 2008.

En outre, un système de souscriptions normalisées des capacités de transport vers les réseaux de distribution et des règles tarifaires spécifiques aux interfaces avec les réseaux de transport européens adjacents, les stockages souterrains et les terminaux méthaniers, ainsi qu’entre les réseaux de GRTgaz et TIGF, ont été mis en application pour permettre aux expéditeurs d'utiliser de façon coordonnée l'ensemble de ces infrastructures.

Compte tenu de la taille respective des deux transporteurs, le tarif moyen de transport de gaz naturel sur le territoire était globalement en baisse de 1 %.

Dans le cadre de ces 3èmes tarifs, le taux de rémunération des investissements était fixé à 7,25% réel avant impôt et une prime de 125 points de base s'appliquait à tous les investissements mis en service à compter du 1er janvier 2004. Une majoration additionnelle de 300 points de base était ajoutée au cas par cas, sur décision de la CRE et sur la base d’une demande argumentée des GRT, pour une durée de cinq ou dix ans, aux investissements de nature à contribuer significativement à l’amélioration du fonctionnement du marché.

3. Tarif d’utilisation des réseaux de transport de gaz naturel en vigueur

Les tarifs actuels d’utilisation des réseaux de transport de gaz naturel sont entrés en vigueur le 1er janvier 2009, en application de l’arrêté du 6 octobre 2008 approuvant la proposition tarifaire de la CRE du 10 juillet 2008. Ces 4èmes tarifs (ATRT4) ont été établis par la CRE suite à un long travail de simplification et d’optimisation de l’accès au réseau de transport initié par la CRE dès le début 2005. Ces nouveaux tarifs, comme les précédents, ont été l’occasion pour la CRE de réexaminer la structure tarifaire pour favoriser l’entrée et la circulation du gaz sur le territoire national. Pour établir sa proposition tarifaire, la CRE a mené deux consultations publiques, organisé deux tables rondes avec les acteurs du marché et procédé aux auditions des GRT.

Comme pour les précédents, ces tarifs ATRT4 ont été établis en prenant en considération, d’une part, les charges d’exploitation nécessaires au bon fonctionnement et à la sécurité des réseaux et installations et, d’autre part, les charges de capital (amortissement et rémunération des biens utilisés au titre de l’activité de transport).

Les évolutions apportées par les nouveaux tarifs ATRT4 :

Les tarifs ATRT4 en vigueur intègrent les évolutions suivantes par rapport aux précédents tarifs de transport de gaz naturel :

1. une nouvelle structure du transport de gaz en France à trois zones d’équilibrage en série par fusion des zones Est, Ouest et Nord sur le réseau de GRTgaz ;

2. une levée des congestions à l’interface entre les réseaux de GRTgaz et TIGF grâce aux investissements réalisés par les deux transporteurs sur l’artère de Guyenne (canalisations reliant à l’ouest la zone d’équilibrage Sud de GRTgaz et TIGF) et la définition d’une interface unique entre la zone Sud de GRTgaz et la zone TIGF. Ces évolutions améliorent les conditions d’accès au réseau de transport des fournisseurs dans le sud du territoire et favorisent le développement du marché du gaz en France ;

3. un nouveau régime de rémunération des actifs et d’incitation à l’investissement dans les réseaux de transport de gaz :

Afin de mieux cibler les incitations à l’investissement, tout en offrant une meilleure visibilité aux GRT, la CRE a modifié le régime d’incitation à l’investissement dans les réseaux de transport de gaz par rapport à celui du tarif précédent, de la façon suivante :

4. une meilleure visibilité tarifaire pour les transporteurs et pour les utilisateurs des réseaux :

Pour GRTgaz, la période tarifaire est portée à 4 ans, avec une trajectoire du revenu autorisé fixée sur la période incitant le GRT à maîtriser ses coûts.

Pour TIGF, la période tarifaire est fixée à 2 ans, afin de mieux appréhender les effets éventuels de la nouvelle réglementation sur la sécurité des réseaux.

Pour les deux GRT, les principes de rémunération des actifs et d’incitation à l’investissement sont fixés pour 4 ans et un système de régulation incitative de la qualité de service est mis en place. Ce nouveau cadre de régulation est favorable aux investissements sur le réseau de transport, et incite les transporteurs de gaz à améliorer leur qualité de service et à maîtriser leurs coûts.

Le niveau des tarifs ATRT4 et leurs trajectoires d’évolution :

Les tarifs des deux GRT sont en hausse, en raison de l’importance des investissements à réaliser, de l’augmentation du prix de l’énergie et du renforcement des exigences de sécurité sur les réseaux.

- Pour GRTgaz, la trajectoire du revenu autorisé, fixée sur une durée de 4 ans, est définie, hors impact du compte de régularisation des charges et des produits (CRCP), par :

• la trajectoire des charges de capital calculée en fonction des prévisions d’investissements de GRTgaz ;

• la trajectoire des charges d’exploitation calculée :

pour 2009, à partir du niveau de charges retenu par la CRE ;

pour chaque année de la période 2010 à 2012, hors variation significative du prix de l’énergie, à partir du niveau de charges de l’année précédente auquel est appliqué un coefficient correspondant à la somme de l’inflation (indice des prix à la consommation hors tabac calculé par l’INSEE) et d’un facteur d’évolution égal à + 1,1 %.

En 2009, la hausse du revenu autorisé, exprimée en euros courants, est de +8 % par rapport au tarif précédent, ce qui se traduit par une hausse moyenne du tarif unitaire d’environ +6 %.

De 2010 à 2012, la hausse moyenne annuelle du tarif unitaire est d’environ +2,8 % par an, en euros courants.

Les gains de productivité éventuels, qui pourraient être réalisés par GRTgaz sur une assiette de charges d’exploitation maîtrisables, seront calculés en fin de période tarifaire. GRTgaz conservera 50 % des gains réalisés et les 50 % restants viendront en diminution des charges à recouvrer dans le prochain tarif. Ce mécanisme permet d’inciter le GRT à maîtriser ses charges d’exploitation, tout en faisant bénéficier les utilisateurs d’une partie des gains de productivité réalisés.

La grille tarifaire détaillée de GRTgaz est mise à jour au 1er avril de chaque année à compter de 2010, en fonction de la mise à jour des prévisions de souscriptions de capacité, des données d’inflation constatées et des éventuelles variations significatives du prix de l’énergie.

Au 1er avril 2010, la grille tarifaire de GRTgaz évolue à la hausse de 3,9%. Cette hausse s’explique par l’importance des investissements réalisés par GRTgaz en 2009 ainsi que par des prévisions de souscriptions de capacités en 2010 revues à la baisse en raison de la conjoncture économique. Néanmoins elle est modérée par une baisse des prix de l’énergie et une inflation quasiment nulle en 2009, très en deçà de la prévision initiale.

- Pour TIGF, dont le réseau a un âge moyen élevé (le réseau de TIGF est le plus ancien réseau gazier français), la nouvelle réglementation relative à la sécurité des réseaux a un impact important. Elle conduit TIGF à revoir fondamentalement son organisation et ses méthodes de maintenance et d’exploitation de son réseau de transport de gaz. De ce fait, les prévisions de charges d’exploitation sont en forte hausse pour les quatre années à venir, avec une incertitude sur ce que seront les dépenses réelles de TIGF.

Dans ce contexte, le revenu autorisé de TIGF est fixé pour une période limitée à 2 ans et défini, hors impact du CRCP, par :

• la trajectoire des charges de capital calculée en fonction des prévisions d’investissements de TIGF ;

• la trajectoire des charges d’exploitation calculée pour 2009 et 2010, à partir du niveau de charges retenu par la CRE.

Ceci se traduit par une hausse du revenu autorisé de TIGF, en moyenne sur 2009-2010 par rapport à la moyenne sur 2007-2008, de +20 % en euros courants.

Compte tenu des hypothèses de souscriptions de capacités, le tarif moyen de TIGF augmente en moyenne sur 2009-2010 par rapport au tarif précédent d’environ +10 %.

La grille tarifaire détaillée de TIGF pourra être revue, au 1er avril 2010, pour assurer la cohérence de la structure tarifaire entre les deux transporteurs ou du fait d’une variation significative du prix de l’énergie.

Le taux de rémunération de base des actifs :

La méthode retenue par la CRE pour fixer le taux de rémunération de base des actifs est fondée sur le coût moyen pondéré du capital (CMPC), à structure financière normative. Le niveau de rémunération du GRT doit, en effet, d'une part, lui permettre de financer les charges d'intérêt sur sa dette et, d'autre part, lui apporter une rentabilité des fonds propres comparable à celle qu'il pourrait obtenir, par ailleurs, pour des investissements comportant des niveaux de risque comparables.

Compte tenu de l’environnement financier et des risques supportés par les GRT dans le nouveau cadre de régulation, la CRE a reconduit pour le tarif en vigueur la valeur retenue pour le tarif précédent, soit 7,25 %, réel avant impôt.

Le compte de régularisation des charges et des produits (CRCP) :

Les tarifs sont calculés à partir d'hypothèses de charges et de souscriptions de capacités établies pour la période de validité des tarifs. Les nouveaux tarifs ATRT4 maintiennent les principes du CRCP (Compte de Régularisation des Charges et des Produits) des précédents tarifs permettant de corriger, pour des postes préalablement identifiés dont l’évolution annuelle est difficile à prévoir par les GRT, les écarts entre les charges et les produits réellement constatés, et les charges et les produits prévisionnels.

Les postes de charges et de revenus qui sont soumis à ce mécanisme dans les tarifs d’utilisation des réseaux de transport en vigueur sont :

les revenus liés à l'acheminement sur le réseau de transport :

Compte tenu du système de souscriptions normalisées des capacités de transport aux points d’interface transport distribution (PITD), le revenu lié à l’acheminement sur le réseau aval de transport (sortie du réseau principal, réseau régional et livraison) est couvert à 100 % par le CRCP. Il en est de même pour le revenu au niveau des entrées et sorties des stockages (capacités allouées automatiquement en fonction des souscriptions auprès des gestionnaires de stockages souterrains). Le revenu lié à l’acheminement sur le réseau amont de transport (autres points du réseau principal) est couvert :

• à 50 % par le CRCP pour un écart entre la réalisation et la prévision inférieur ou égal à +/- 10% du revenu prévu,

• à 100 % par le CRCP pour un écart entre la réalisation et la prévision au-delà de +/- 10 % du revenu prévu ;

les produits de raccordement des centrales à cycle combiné gaz (CCCG) sont couverts à 100 % par le CRCP ;

les charges de capital supportées par les GRT sont couvertes à 100 % par le CRCP ;

les charges d'énergie motrice (gaz et électricité) et l’écart entre les charges et les recettes liées aux quotas de CO2 des GRT sont couvertes à 80 % par le CRCP ;

les charges pour GRTgaz et les recettes pour TIGF liées à l’accord entre GRTgaz et TIGF permettant l’utilisation par GRTgaz du réseau de TIGF sont couvertes à 100 % par le CRCP ;

les incitations financières générées par le mécanisme de régulation incitative de la qualité de service, pour tous les indicateurs concernés, afin de permettre le reversement, aux utilisateurs du réseau, des pénalités en cas de non atteinte du niveau de qualité de service fixé, ou le versement, aux GRT, des bonus en cas de dépassement des objectifs.

L’évolution tarifaire du 1er avril 2010 a été l’occasion de soumettre deux nouveaux postes de charges et de revenus au CRCP :

L’écart entre les OPEX nettes calculées à partir de l’indice IPC hors tabac prévisionnel retenu dans le Projet de loi de finances (prises en compte lors de la mise à jour tarifaire au 1er avril de chaque année) et les OPEX nettes calculées à partir de l’IPC hors tabac définitif publié par l’INSEE sera couvert à 100% par le CRCP ;

La CRE retient comme hypothèse que les capacités d’entrée à long terme sur le réseau de GRTgaz que GDF Suez s’est engagé, auprès de la Commission européenne, à restituer à compter du 1er octobre 2010 seront souscrites à 90 %. Afin de ne pas pénaliser GRTgaz si tel n’était pas le cas, la vente de ces capacités restituées est, à titre exceptionnel et jusqu’à la prochaine mise à jour tarifaire, couvert à 100 % par le CRCP.

Le mécanisme de régulation incitative de la qualité de service :

Les tarifs en vigueur prévoient la mise en place d’un mécanisme de régulation incitative de la qualité de service, afin d’assurer une amélioration du niveau de qualité de service offert par les GRT et de prévenir toute dégradation qui pourrait être consécutive aux efforts de productivité demandés aux GRT.
Il s’agit de la première fois qu’un tel mécanisme est introduit dans les tarifs d’accès aux réseaux de transport de gaz des deux GRT. Il est mis en œuvre par l’intermédiaire d’indicateurs de qualité de service qui sont de trois types :

des indicateurs faisant l’objet d’un suivi par la CRE et d’une publication des résultats ;

des indicateurs faisant l’objet d’un suivi par la CRE, avec publication des résultats et définition d’un objectif ;

des indicateurs faisant l’objet d’un suivi par la CRE, d’une publication des résultats et d’une incitation financière en cas de non atteinte ou de dépassement d’objectifs préalablement définis. Ces incitations financières donnent lieu à des pénalités et/ou des bonus pour les GRT.

Les indicateurs portent sur les domaines suivants : environnement, programme de maintenance, qualité de la relation avec les expéditeurs et qualité des allocations et des relèves. Le domaine de la sécurité n’est pas intégré dans ce mécanisme, dans la mesure où il fait l’objet d’obligations réglementaires pour les GRT et d’un contrôle assuré par les pouvoirs publics.
GRTgaz et TIGF ont mis en place une publication du suivi des indicateurs de qualité de service à l’intention des acteurs sur leurs sites internet respectifs.
La CRE proposera aux ministres chargés de l’énergie et de l’économie, si elle le juge nécessaire, des évolutions du dispositif de régulation incitative de la qualité de service, sur la base d’un retour d’expérience suffisant, afin de procéder aux ajustements suivants :

mise en œuvre de nouveaux indicateurs ou abandon d’indicateurs existants ;

définition d’objectifs pour les indicateurs qui en sont dépourvus, à partir d’un historique suffisant ;

mise en œuvre d’incitations financières (pénalités et/ou bonus) pour des indicateurs qui en sont dépourvus si cela s’avère nécessaire, et réévaluation des incitations financières existantes.

L’évolution tarifaire du 1er avril 2010 a d’ailleurs été l’occasion de mettre à jour trois indicateurs du dispositif de régulation incitative de la qualité de service afin d’inciter GRTgaz et TIGF à améliorer la qualité de leurs prestations vis-à-vis des expéditeurs et des consommateurs finals. Cela consiste à :

homogénéiser les objectifs et réévaluer les incitations financières de l’indicateur de suivi de la qualité des mesures provisoires de quantités de gaz livrées aux PITD transmises aux GRD pour le calcul des allocations ;

réévaluer et homogénéiser les objectifs de l’indicateur de suivi du taux de disponibilité du portail ECT de GRTgaz et du portail Tétra de TIGF ;

réévaluer l’objectif de l’indicateur de suivi du délai moyen de traitement par les GRT des demandes de réservation de capacité sur le réseau principal des expéditeurs.

De nouvelles évolutions envisagées pour le futur :

En vue des prochaines échéances tarifaires, de nouvelles évolutions de la structure du transport nécessitant d’importants investissements sont envisagées pour :

lever la congestion persistante entre le nord et le sud de la France qui entraîne des difficultés d’accès au sud pour les fournisseurs nouveaux entrants ;

renforcer les interconnexions, principalement avec la Belgique et l’Espagne, pour répondre aux besoins du marché et renforcer la sécurité d’approvisionnement ;

intégrer sur les réseaux de transport les projets de nouveaux terminaux méthaniers et de centrales électriques au gaz.

4. Transparence

L’accès des tiers aux réseaux de transport de gaz est garanti par la loi n° 2003-8 du 3 janvier 2003 relative aux marchés du gaz et de l’électricité et au service public de l’énergie. Toutefois, il peut être limité, voire empêché, si ces infrastructures manquent de capacités disponibles suffisantes.

Le développement d’un marché concurrentiel du gaz nécessite donc que tous les acteurs de marché puissent avoir accès, dans des conditions transparentes et non discriminatoires, à des informations détaillées sur les capacités.

Ainsi, la CRE a demandé aux GRT, par sa délibération du 28 mai 2003, de publier sur leur site Internet les informations relatives aux capacités maximales fermes commercialisables, aux capacités fermes souscrites, aux capacités fermes disponibles, aux capacités interruptibles et aux flux constatés quotidiennement. Ces informations sont publiées pour toutes les capacités d’entrée, de sortie et de liaisons entre zones d’équilibrage.

Enfin, les GRT publient le programme prévisionnel, sur le semestre à venir, des réductions de capacités dues aux travaux d’entretien et de maintenance, avec une mise à jour au moins mensuelle.

5. Sites Internet des gestionnaires de réseaux de transport et du groupe de travail Concertation Gaz