Rapport 2011-2012
Sur le marché de l’électricité, le prix spot a légèrement augmenté en moyenne et s’établit à 49 €/MWh en base ; le prix du produit à un an a augmenté à la suite du moratoire allemand sur l’énergie nucléaire avant de diminuer progressivement pour la deuxième moitié de l’année. L’annonce du moratoire a par ailleurs entraîné une inversion du différentiel de prix avec l’Allemagne jusqu’en février 2012.
Sur le marché du gaz, l’offre de GNL en Europe a nettement diminué en raison des arbitrages avec le marché asiatique où la demande a fortement augmenté à la suite de l’accident de Fukushima. Les prix du gaz ont augmenté en moyenne mais sont restés plus stables par rapport à 2010 sur les marchés spot comme sur les marchés à terme. Leur progression est cependant restée inférieure à celle des produits pétroliers. La déconnexion entre les prix sur le marché de gros du gaz d’une part et les prix du pétrole et de ses dérivés d’autre part s’est à nouveau creusée à partir du deuxième semestre 2011. Dans ce contexte, les volumes négociés ont continué de croître pour atteindre 400 TWh en 2011.
Au premier semestre 2012, le développement des marchés de gros de l’électricité et du gaz marque le pas, avec un fort recul des volumes négociés sur les marchés à terme notamment. La vague de froid de février 2012 a par ailleurs entraîné des pics de prix sur les marchés spot de l’électricité et du gaz. La CRE a enquêté sur ces épisodes de marché et publié ses conclusions dans les délibérations du 10 mai et 26 juin 2012.
Sur le marché du CO2, le prix du quota EUA a fortement baissé en 2011 et au premier semestre 2012 pour atteindre 7€/t fin juin 2012, dans un contexte d’excès d’offre de quotas. La possibilité de report des quotas de la phase II à la phase III qui commencera au 1er janvier 2013 constitue le principal facteur devant permettre d’éviter l’effondrement des prix d’ici la fin 2012. Etant donné les niveaux de prix relatifs du charbon et du gaz, la faiblesse du prix du quota incite les industriels européens à produire de l’électricité à partir du charbon.
Rapport 2010-2011
Pour la première fois, la CRE présente une analyse des marchés du CO2. Depuis l’entrée en vigueur en octobre 2010 de la loi de régulation bancaire et financière, la CRE doit « surveiller les transactions effectuées par les fournisseurs, négociants et producteurs d'électricité et de gaz naturel sur des quotas d'émission de gaz à effet de serre […] ainsi que sur les contrats et instruments financiers à terme dont ils constituent le sous-jacent » . La surveillance du marché du CO2 s’effectue en coordination avec l’Autorité des marchés financiers (AMF).
En outre, l’adoption du règlement européen sur l'intégrité et la transparence du marché de l'énergie (REMIT) ouvre la voie à un cadre de surveillance harmonisé des marchés européens de l’énergie, qui sera menée par l’Agence de coopération des régulateurs de l’énergie (ACER), en coopération avec les régulateurs nationaux.
Pour rappel, dans le cadre de sa mission de surveillance, la CRE s’assure que les prix sur les marchés de gros de l’énergie sont cohérents avec les fondamentaux techniques et économiques de ces marchés. La CRE vérifie, entre autres, l’absence d’exercice d’un pouvoir de marché par lequel un acteur abuserait de sa situation pour obtenir des prix anormaux, notamment au regard de ses coûts.
Rapport 2009-2010
L’année 2009 se caractérise par la baisse des prix de l’électricité et du gaz sur les marchés de gros ainsi que l’augmentation des volumes négociés.
- Sur le marché du gaz, les prix ont fortement baissé du fait d’une offre abondante sur les marchés mondiaux (production de gaz non conventionnel et volumes importants de gaz naturel liquéfié), face à une faible demande liée à la récession économique. Dans ce contexte, les prix de marché se sont déconnectés des références de prix issus des contrats de long terme indexés sur les produits pétroliers, comme l’a indiqué la CRE dans sa délibération sur l’audit de la formule d’approvisionnement de GDF SUEZ.
- Sur le marché spot de l’électricité, l’évolution des prix a connu des tensions, en particulier avec un pic de prix du 19 octobre 2009 à 3000 €/MWh. Un pic de prix de moindre amplitude a également été observé le 12 janvier 2010, sur lequel la CRE a mené une investigation dont le présent rapport rend compte.
- Par ailleurs, la transparence des données relatives au parc de production d’électricité (disponibilité des centrales) s’est améliorée grâce au dispositif mis en place par l’Union Française de l'Electricité (UFE), qui a été enrichi fin 2010 avec la publication des arrêts fortuits.
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Rapport 2008
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