La CRE a lancé une consultation publique le 10 octobre 2011 relative aux principes de tarification de l’utilisation des réseaux de distribution de gaz naturel applicables à GrDF. Cette consultation publique est préalable à la mise en place d’un nouveau tarif à compter du 1er juillet 2012.
La CRE y envisage notamment :
- de préserver globalement les principales caractéristiques incitatives de l’ATRD3 lors de l’élaboration de l’ATRD4 (durée de 4 années, mécanisme de revenue cap, protection contre le risque de volume lié aux facteurs climatiques notamment).
- d’étendre le principe de régulation incitative aux dépenses d’investissement de GrDF. L’objectif est d’inciter l’opérateur régulé à optimiser la gestion et le coût de ses investissements sans compromettre la réalisation des ouvrages nécessaires pour l’exploitation et la sécurité de son réseau :
- A titre illustratif, si les dépenses d’investissement estimées pour l’année N s’élèvent à 500 M€ et que le distributeur parvient à comprimer ses coûts à 480 M€, un mécanisme de bonus pourrait alors être mis en place pour récompenser GrDF de son effort de maîtrise des coûts.
- Des indicateurs quantitatifs seront mis en place en parallèle pour contrôler que la maîtrise des dépenses d’investissement ne remet pas en question la réalisation des investissements nécessaires. Au total, l’opérateur sera incité à mieux investir, et non à moins investir.
- de conserver le mécanisme de suivi de la qualité de service actuel et, sur la base du retour d’expérience, de procéder aux ajustements suivants :
- Mieux prendre en compte la qualité du service rendu aux consommateurs finals dans les indicateurs avec incitations financières.
- Supprimer 12 indicateurs non incités financièrement qui ne sont plus jugés pertinents.
- Mettre à jour le montant des incitations financières associées à la qualité de service.
(*) Dans le cas d’un monopole naturel, le coût marginal de distribution du gaz est presque toujours inférieur à son coût moyen. Par conséquent, le prix du service de distribution de gaz ne doit pas être un prix strictement concurrentiel au sens où il doit être supérieur au coût marginal (sinon le distributeur serait toujours en pertes).
(**) Dans sa version théorique, le price cap implique que le régulateur impose à l’opérateur un niveau de prix moyen valable sur l’ensemble de ses activités. L’objectif est de délier les recettes autorisées des coûts engagés par le gestionnaire de réseau qui est ipso facto incité à maîtriser ses coûts. Sous certaines conditions, un price cap peut favoriser la mise en place de tarifs optimaux (i.e., à la Ramsey-Boiteux).
Le price cap traduit une approche régulatoire opposée au cost plus, i.e., un remboursement automatique des charges engagées par l’opérateur augmenté d’une marge.
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