Plusieurs méthodes d’évaluation des coûts de production de l’électricité d’origine nucléaire sont exposées par la Cour des comptes, dont les deux suivantes :
- Pour comparer les coûts de production de l’électricité nucléaire avec celui d’autres sources d’électricité, il peut être utile de calculer un coût global moyen de production sur l’ensemble de la durée de fonctionnement du parc nucléaire. Le rapport de la Cour des Comptes (p.271) suggère qu’une méthode adaptée est ici celle du « coût courant économique » (CCE). Elle correspond au prix qu’une entreprise entrant sur le marché de l’électricité nucléaire serait prête à payer pour louer le parc actuel plutôt que de le reconstruire.
- Pour fixer les tarifs de vente de l’électricité nucléaire de l’opérateur historique aux fournisseurs alternatifs, il doit être tenu compte du fait qu’une partie significative des coûts d’investissements liés à la construction du parc nucléaire a déjà été amortie et payée par les consommateurs. Le rapport de la Cour (p.271) suggère que la méthode de la Commission Champsaur est alors plus adaptée pour fixer un tarif de l’électricité nucléaire aujourd’hui. Elle permet de faire bénéficier le consommateur final actuel de l’avantage compétitif d’un parc nucléaire largement amorti.
Le Gouvernement, qui a précisé qu’il reprendrait à son compte les travaux de la Cour, a indiqué qu’il demanderait à la Commission de régulation de l’énergie d’assurer un audit régulier et public des travaux ainsi menés (communiqué de presse du Premier Ministre du 31 janvier 2012).
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