Dernière mise à jour le 12.06.2018
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Présentation des réseaux d'éléctricité

Les réseaux de transport et de distribution acheminent l'électricité depuis les installations de production jusqu’aux sites de consommation. 

Ces infrastructures associent un ensemble de matériels électrotechniques en un système exploité selon une architecture maillée ou arborescente, à différents niveaux de tension. Elles sont constituées de lignes aériennes, de câbles souterrains et de postes de transformation à travers lesquels circule l’électricité. Situés aux nœuds du maillage ou de l’arborescence du réseau, les postes de transformation accueillent les transformateurs qui changent le niveau de tension ainsi que les appareils de coupure et de contrôle-commande du réseau.

On distingue trois niveaux de réseaux :

  • le réseau de grand transport et d’interconnexion qui achemine, en 400 kV ou 225 kV, de grandes quantités d’énergie sur de longues distances avec un faible niveau de perte (« autoroutes de l’énergie ») ;
  • les réseaux régionaux de répartition qui répartissent l’énergie au niveau des régions et alimentent en 225 kV, 90 kV et 63 kV les réseaux de distribution publique et les gros clients industriels ;
  • les réseaux de distribution à 20 kV et 400 V, qui desservent les consommateurs finals en moyenne tension (PME-PMI) ou en basse tension (clientèle domestique, tertiaire, petite industrie).

Leur gestion est assurée par des gestionnaires de réseaux de transport (GRT) et de distribution (GRD) qui exercent leur activité en monopole sur leur zone de desserte.

La CRE a notamment pour mission de réguler ces monopoles pour garantir un droit d’accès transparent et non-discriminatoire aux réseaux publics d’électricité, de veiller à leur bon fonctionnement, de garantir leur indépendance et de contribuer à la construction du marché intérieur européen de l’électricité.

Au niveau européen, des codes de réseau établissent un ensemble de règles harmonisées pour les échanges transfrontaliers, avec pour objectif d'améliorer la concurrence sur le marché intérieur de l’électricité tout en renforçant la sécurité d’approvisionnement.

Émergence de nouveaux usages de l'électricité (véhicule électrique par exemple), prise en compte des objectifs de baisse des émissions de gaz à effet de serre, développement des énergies de sources renouvelables : les profondes mutations du paysage énergétique rendent nécessaire une adaptation des réseaux.

Découvrez notre module pédagogique : L’électricité comment ça marche ?

 

Le réseau public de transport d'électricité

Le développement des usages électriques depuis le milieu du XXe siècle a abouti à la construction d’un système de production centralisé, associé à un réseau électrique interconnecté et maillé à l’échelle nationale et continentale. Ces autoroutes de l’énergie constituent le réseau de grand transport et d’interconnexion.

Ce réseau transporte de grandes quantités d’énergie sur de longues distances en très haute tension (225 à 400 kV). Il dessert les interconnexions avec les réseaux des pays voisins, les grandes unités de production électrique (nucléaire, hydraulique, thermique) ainsi que les réseaux de répartition. Ces derniers acheminent l’électricité vers les réseaux de distribution et alimentent en haute tension (63 à 225 kV) les plus gros clients, notamment industriels. Ils collectent aussi l’énergie produite par les unités de production de taille intermédiaire. 

L’interface entre le réseau public de transport et les réseaux publics de distribution est assurée par environ 2 200 postes de transformation : les « postes sources ». 

Le bon fonctionnement du réseau de transport repose sur des équilibres instantanés et sur le respect de très nombreuses contraintes techniques évoluant au cours du temps. Ainsi, sa gestion est complexe et délicate.

En France, RTE est le propriétaire et le gestionnaire du réseau public de transport d’électricité dont la longueur cumulée atteint 100 000 kilomètres environ.

Les réseaux de distribution d'électricité

Les réseaux publics de distribution d'électricité desservent en moyenne et basse tension (20 kV et 400 V), selon une architecture en arborescence, les consommateurs finals et les clients domestiques et professionnels (commerçants, artisans, petites industries). Leur longueur cumulée dépasse 1,3 million de kilomètres. L’interface entre les réseaux moyenne et basse tension est assurée par quelque 700 000 « postes de distribution ».

Le développement de la production d’énergie décentralisée (éolien, photovoltaïque, etc.) et de nouveaux usages (autoproduction, électromobilité, etc.) modifient le rôle des réseaux de distribution qui deviennent collecteurs de l'énergie produite par les plus petites installations de production.

Les réseaux publics de distribution sont la propriété des communes qui peuvent déléguer tout ou partie de leur compétence d’autorité concédante à des syndicats intercommunaux ou départementaux. Si elles n'assurent pas elles-mêmes, par le biais de régies, la gestion de leurs réseaux de distribution, les autorités concédantes la confient, par contrats, à un gestionnaire de réseau de distribution (GRD). 

Ainsi, Enedis et quelque 160 régies ou entreprises locales de distribution (ELD) se répartissent la gestion des réseaux publics de distribution qui acheminent l’électricité à la maille locale. 

La CRE régule plus spécifiquement les 7 GRD électrique qui desservent plus de 100 000 clients :

  • Enedis qui dessert 95 % du territoire métropolitain continental ;
  • SER (Strasbourg) ;
  • URM (Metz) ;
  • Gérédis (Deux-Sèvres) ;
  • SRD (Vienne) ;
  • GEG (Grenoble) ;
  • la direction des systèmes électriques insulaires d’EDF (EDF SEI) qui dessert la Corse et la plupartdes départements et collectivités d’outre-mer.