Présentation
Dans le cadre de ses missions de Prospective, la CRE pilote les travaux des groupes de travail de la Prospective, assure une veille industrielle, académique et régulatoire, et accompagne les territoires dans leur capacité d’innovation locale, permettant de réfléchir sur la régulation de demain. Ces activités se veulent être un espace pluridisciplinaire d’échanges et d’analyses de l’innovation.
Les groupes de travail, composés d’acteurs du secteur de l’énergie, d’experts et de personnalités du monde académique, ont pour vocation d’éclairer le débat public sur une thématique donnée. Espaces de concertation favorisant la libre expression des opinions, ces groupes de travail, co-présidés par deux personnalités externes à la CRE, aboutissent à des recommandations pour favoriser les transformations du secteur de l’énergie. Les discussions conduisent à des positionnements parfois divergents mais permettent, toujours, de dresser un état des lieux fidèle des enjeux et des opportunités créées par l’innovation. Les rapports de la Prospective de la CRE sont rendus publics à l’issue des travaux.
La Prospective s’appuie sur le Conseil scientifique de la CRE, instance consultative mise en place en mars 2023 par la Présidente de la CRE, Emmanuelle Wargon. Les membres sont nommés en leur nom propre par la Présidente de la CRE. La CRE veille à ce que les membres disposent des compétences et de l’expertise nécessaires pour répondre aux sollicitations du Conseil scientifique et que leurs éventuelles opinions et conflits d’intérêts sur les sujets traités soient connus des membres.
Composé d’universitaires et d’experts dans le domaine de l’énergie, le Conseil scientifique est sollicité notamment pour la participation aux travaux de la CRE dans le cadre de ses activités de Prospective, la contribution d’un ou des membres à un groupe de travail en tant que relecteur académique, ou encore la participation aux propositions de la CRE aux évolutions législatives et réglementaires en lien avec l’énergie.
Composition des membres du Conseil scientifique de la CRE au 1er janvier 2026 :
- Claude ARNAUD – Ancien Président d’Efficacity et du French Institute of Technology (FIT)
- Olivier APPERT – Membre de l’Académie des technologies
- Ilaria CASILLO – Directrice Exécutive Prospective et recherche à l’Agence de la transition écologique (ADEME)
- Pierre-Franck CHEVET – Président de l’IFP Énergies nouvelles (IFPEN)
- Michel COLOMBIER – Directeur scientifique à l’Institut du Développement Durable et des Relations Internationales (IDDRI)
- Valérie FAUDON – Déléguée Générale de la Société française d’énergie nucléaire (SFEN)
- Jean-Luc FUGIT – Vice-Président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) et Président du Conseil supérieur de l’énergie (CSE)
- Emmanuelle GARNAUD GAMACHE – Directrice Générale de b<>com
- Patrice GEOFFRON – Professeur de Sciences Économiques à l’Université de Paris Dauphine-PSL et Directeur du Centre de Géopolitique de l'Énergie et des Matières Premières (CGEMP)
- Bénédicte GENTHON – Déléguée Générale à l’Union Française de l’Électricité (UFE)
- Jean-Michel GLACHANT – Président de l’International Association for Energy Economics (IAEE) et Professeur à la Florence School of Regulation
- Frédéric GONAND – Professeur d’Économie à l’Université de Paris Dauphine-PSL
- Hubert de La GRANDIÈRE – Directeur Général de SuperGrid Institute et Secrétaire général du French Institute of Technology (FIT)
- Madeleine LAFON – Déléguée Générale de France Gaz
- Nadia MAÏZI – Professeur à Mines ParisTech et Directrice du Centre de Mathématiques Appliquées (CMA)
- Michael O’DONOHUE – Directrice scientifique Bioéconomie à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE)
- Carine STAROPOLI – Professeur au Centre d’économie de Paris-Sorbonne
Groupes de travail finalisés en 2026
Le groupe de travail sur la gestion dynamique des nouveaux équilibres entre l’offre et la demande d’énergie
La CRE a lancé le 14 février 2025 un groupe de travail dont le rapport est intitulé « Comment gérer les nouveaux équilibres dynamiques entre l'offre et la demande d'énergie ».Il a été co-présidé par Frédéric GONAND, Professeur d’économie à l’Université Paris Dauphine-PSL, et Anne-Sophie PERRISSIN-FABERT, Déléguée Générale d’Ignes.
Une cinquantaine de parties prenantes ont participé aux travaux et ont contribué aux réflexions et arbitrages importants. Ils étaient accompagnés d’une rapporteure, Stéphanie OLTRA-ORO, Conseillère Maître à la Cour des Comptes.
Les systèmes d’énergie, notamment d’électricité, connaissent régulièrement des épisodes extrêmes de consommation, mais aussi, dans un contexte de transition bas-carbone, de plus en plus, de production. Ces pointes de production deviennent plus fréquentes avec la pénétration grandissante des énergies renouvelables dans les mix énergétiques. Les problématiques induites par ces pointes peuvent être traitées par des solutions techniques, des incitations économiques ou des changements d’habitude.
Ce groupe de travail a analysé les conditions nécessaires à la gestion efficace de ces déséquilibres extrêmes entre l’offre et la demande dans les systèmes d’énergie bas-carbone. Ces travaux poursuivent les réflexions menées lors d’un précédent rapport de la Prospective de la CRE, portant sur les questions de flexibilités et de stockage sur les réseaux d’énergie à Horizon 2030.
Pour en savoir plus :
Consulter notre actualité du 03/02/2026 : publication du rapport
Le groupe de travail sur la mise en œuvre territoriale de la transition énergétique
Ce groupe de travail, lancé le 7 février 2025, a publié un rapport intitulé « S’inspirer pour accélérer la transition énergétique dans les territoires ». Le groupe de travail a été co-présidé par Joël GIRAUD, ancien ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales et ancien Député des Hautes-Alpes, et Olivier LOIZEAU, directeur général de Vendée Énergie et Président d’Atlansun.
Plus d’une centaine de parties prenantes ont participé aux travaux (auditions, visites de terrain, ateliers) et ont contribué aux réflexions et arbitrages importants. Ils étaient accompagnés d’un rapporteur du Conseil d’Etat, Sébastien FERRARI, Agrégé des Facultés de droit et ancien Maître des requêtes au Conseil d’État.
Avec l’objectif de neutralité carbone à l’horizon 2050 et la nécessité de renforcer l’indépendance énergétique de la France, l’adoption de modèles énergétiques territoriaux se pose comme une voie incontournable. Ces approches permettent non seulement de réduire les émissions de gaz à effet de serre, mais surtout d’adapter les réponses énergétiques aux enjeux locaux. Le groupe de travail s’est intéressé aux modèles économiques des initiatives territoriales (l’autoconsommation, les communautés énergétiques, les réseaux intelligents, la rénovation énergétique, etc.) et aux dispositifs d’aides associés (MaPrimeRenov’, les Certificats d’économie d’énergie, l’Éco-prêt à taux zéro, etc.).
Ces travaux ont donné lieu à un rapport, validé par le Conseil Scientifique de la CRE, formulant des recommandations concrètes sur une gestion optimale des flux énergétiques à l’échelle locale.
Pour en savoir plus :
Consulter notre actualité du 03/02/2026 : publication du rapport
Groupe de travail finalisé en 2025
Le rapport du groupe de travail sur l’insertion des petits réacteurs modulaires (SMR et AMR) dans les systèmes énergétiques
La CRE a lancé le 29 avril 2024 un groupe de travail sur « L’insertion des petits réacteurs modulaires (SMR et AMR) dans les systèmes énergétiques ». Le groupe de travail a été co-présidé par Anne-Marie CHOHO, Directrice Générale de SETEC et François LÉVÊQUE, Professeur d’économie au Centre d’économie industrielle (CERNA) de Mines Paris – PSL.
Dans un contexte de relance du nucléaire, le secteur a vu émerger des projets sur les réacteurs de nouvelles générations, Small Modular Reactor (SMR) et Advanced Modular Reactor (AMR), portés par des start-up et par des entreprises françaises et internationales. Cette nouvelle technologie implique un nouveau modèle de développement pour ces réacteurs de plus petites tailles et puissances. Porteuse de promesses, cette innovation demeure en cours de développement tout en ayant pour objectif un déploiement à grande échelle dans un délai de cinq à dix ans. A cet horizon, la filière devra répondre aux incertitudes persistantes autour de son modèle économique et industriel, et de son intégration au système énergétique actuel.
Ce groupe de travail a également été l’occasion d’évaluer l’impact des SMR sur les systèmes électriques et les réseaux de chaleur, et de définir un cadre de développement de la filière.
Pour en savoir plus :
Consulter notre actualité du 09/09/2025 : publication du rapport
Consulter notre actualité du 29/04/2024 : lancement du groupe
Groupe de travail finalisé en 2024
Le rapport du groupe de travail sur le captage et la chaîne de valeur du dioxyde de carbone
Le rapport sur « Le captage et la chaîne de valeur du dioxyde de carbone », à l’initiative de la Prospective de la CRE, a permis d’identifier les enjeux du déploiement du Captage, Stockage et Valorisation du Carbone, (CCUS en anglais) et d’évaluer non seulement son rôle dans la décarbonation mais également son concours à la réindustrialisation de la France et à la consolidation de sa souveraineté. Le groupe de travail a été co-présidé par Jean-Michel GLACHANT, ancien directeur de la Florence school of regulation et Président de l’association internationale des économistes de l’énergie (AIEE) et Manoëlle LEPOUTRE-SAINT M’LEUX, Présidente du comité stratégique et RSE d’Eramet et vice-présidente de l’Académie des technologies.
Une centaine de parties prenantes ont participé aux travaux (auditions, visites de terrain, ateliers) et ont contribué aux réflexions et arbitrages importants. Ils étaient accompagnés d’un rapporteur du Conseil d’Etat, Sébastien FERRARI.
Le groupe de travail a confirmé le rôle essentiel que peut tenir le CCUS dans la décarbonation comme dans le soutien à la réindustrialisation de notre pays, en complément des autres leviers accomplissant aussi ce rôle et qu’il faut privilégier : le déploiement de sources et de vecteurs d’énergie décarbonés, l’efficacité énergétique et la sobriété. Il propose dans cette perspective d’instaurer un cadre de régulation souple et flexible des chaînes de CCUS et de renforcer les moyens au soutien de la filière, en vue de créer les conditions d’une accélération de leur déploiement.
Pour en savoir plus :
Consulter notre actualité du 30/09/2024 : publication du rapport
Groupe de travail finalisé en 2023
Le rapport du groupe de travail sur le pilotage des bâtiments tertiaires
La CRE a publié le 11 septembre 2023 un rapport sur le pilotage énergétique des bâtiments tertiaires, co-piloté par Laurent BATAILLE, Président de Schneider Electric France
Ce rapport, issu d’une mission flash lancée par la CRE avec l’ensemble des acteurs de la filière, offre une vision stratégique pour transformer les bâtiments tertiaires en acteurs clés de la transition énergétique. Ses recommandations contribuent au renforcement des niveaux d’efficacité énergétique et de flexibilité dans les grands bâtiments tertiaires.
L’urgence climatique impose une transformation profonde et rapide de notre système énergétique. L’augmentation de la part des énergies renouvelables électriques dans le mix et les économies d’énergie sont des réponses pour atteindre la neutralité carbone. Face à ces enjeux, la maîtrise de la consommation énergétique et la flexibilité doivent être déployées dans tous les secteurs et en particulier au sein des bâtiments tertiaires. En effet, seuls 6 % des bâtiments tertiaires de plus de 1 000 m² sont équipés de systèmes de pilotage de la consommation, et, parmi les bâtiments équipés, certains n’utilisent pas systématiquement leur potentiel. Or, en combinant leur déploiement et leur utilisation, nous pourrions mobiliser jusqu’à 6 GW en période de pointe.
Le renforcement des solutions de pilotage dans les bâtiments tertiaires représenterait un gisement conséquent d’économies d’énergie et permettrait de les mettre au service de la sobriété et de la flexibilité du réseau électrique afin de consommer à la fois moins mieux.
Dans cet objectif, le rapport identifie les obstacles à ce déploiement et recommande des solutions concrètes pour y remédier, à travers des leviers règlementaires et organisationnels.
- Il est nécessaire de diffuser la culture de la gestion de l’énergie dans l’ensemble de la filière afin d’accélérer et de fluidifier la mise en place et l’utilisation des systèmes de pilotage. Cela consiste notamment à renforcer la communication sur le décret Building Automation & Control Systems (BACS), à en assurer le suivi de son exécution par la mise en place d’un tableau de bord dédié, à généraliser des bonnes pratiques mises en place et à accompagner financièrement et de manière ciblée les acteurs.
- Il convient d’activer la flexibilité électrique des bâtiments tertiaires via l’amélioration des pratiques : systématiser la gestion de la flexibilité dans les systèmes de pilotage, paramétrer un mode « EcoWatt d’urgence », faire évoluer le cadre réglementaire actuel, développer des protocoles d’échanges de données amont/aval et assurer l’interopérabilité des systèmes.
- Enfin, il faut intégrer la valorisation économique dans le choix de la flexibilité pour la rendre attractive et accessible. Cela doit passer par l’approfondissement des expérimentations en cours par les opérateurs et l’intégration aux contrats/offres de fourniture d’électricité de la flexibilité et la bidirectionnalité.
Pour en savoir plus :
Consulter notre actualité du 11/09/2023 : publication du rapport
Saison 4 : Le comité de prospective continue à préparer l'avenir du secteur énergétique
Cette 4ème saison a réuni plus de 150 acteurs du secteur. Entre février et décembre, 25 séances de travail, près de 75 auditions et 2 déplacements en région ont été organisés pour rédiger les conclusions des rapports. Ces travaux ont aussi été marqués par la crise du secteur de l’énergie dont les conséquences ont été intégrées dans les travaux des groupes de travail. Les travaux ont donné lieu à la remise de trois rapports, à la signature des co-présidents, et à une restitution publique qui a eu lieu, le 17 mars 2023.
Les trois rapports des groupes de travail
Le premier rapport sur « La biomasse et la neutralité carbone » propose une méthodologie de hiérarchisation des usages de la biomasse dans le cadre de l’atteinte de la neutralité carbone en 2050. Ce groupe de travail a été co-présidé par Monique AXELOS, Directrice scientifique Alimentation et Bioéconomie de l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE), et Patrice GEOFFRON, Professeur de sciences économiques à l’Université Paris Dauphine-PSL et Directeur du Centre de géopolitique de l’énergie et des matières premières.
Le deuxième rapport sur « L’électrification des usages » identifie les leviers et les freins potentiels de la réussite de l’électrification en France, avec une attention particulière pour le secteur de l’industrie. Ce groupe de travail a été co-présidé par Hélène MACELA-GOUIN, Vice-Présidente Secure Power de Schneider Electric France, et Jean-Michel GLACHANT, Directeur de la Florence School of Regulation (FSR).
Le troisième rapport propose différents outils, non tarifaires, pour renforcer l’adhésion des consommateurs résidentiels dans les objectifs de transition écologique et ce faisant, généraliser les nouveaux services leur permettant de s’approprier et maîtriser leurs consommations énergétiques. Ce groupe de travail a été co-présidé par Céline JULLIEN, Économiste et spécialiste de l’engagement citoyen, et Philippe MONLOUBOU, ancien Président du Directoire d’Enedis et ancien Président de Think Smartgrids.
Pour en savoir plus, consulter notre actualité du 17/03/2023.
Saison 3 : L'industrie française et l'appropriation citoyenne de la transition énergétique
Pour sa troisième saison, le Comité de prospective a eu pour ambition de se doter d’une vision sociotechnique globale, allant de l’infrastructure à l’usager, pour appréhender les évolutions du secteur de l’énergie. La troisième saison a été marquée par deux fils conducteurs, « l’industrie française » et « l’appropriation citoyenne de la transition énergétique » qui ancrent ses travaux au niveau du territoire.
Le premier volet « industrie française » s’axe sur les atouts du tissu économique national qui participent à faire de la transition énergétique une opportunité pour la compétitivité française, l’emploi et le dynamisme territorial.
Le second volet « appropriation de la transition énergétique » s’appuie sur des travaux en sciences humaines et sociales, sur l’expertise d’institutions publiques telle que la Commission nationale du débat public et sur les mécanismes financiers favorables à la participation des citoyens.
Les quatre rapports des groupes de travail
Le premier rapport est consacré aux « Énergies marines ». Ces énergies présentent un réel enjeu industriel pour la France qui bénéficie d’un positionnement technologique et stratégique de choix accompagné de nombreux gisements. Ce groupe de travail a été co-présidé par Marc LAFOSSE, Président d’Énergie de la Lune et Président de la Commission énergies marines du Syndicat des énergies renouvelables (SER), et Hugh BAILEY, Directeur général de General Electric France, sur délégation de Jérôme PÉCRESSE, Président et CEO de General Electric Renewable Energy.
Le deuxième rapport traite de la transition énergétique dans les territoires sous l’angle des « Nouveaux rôles et les nouveaux modèles ». Il présente la capacité des collectivités territoriales à innover dans le domaine de l’énergie pour accompagner sa transition. Ce groupe de travail a été co-présidé par Claude ARNAUD, Président de l’Institut de Recherche & Développement Efficacity, et Bernard BOUCAULT, Préfet honoraire de région.
Le troisième rapport interroge les modalités de la récolte, du stockage et de l’analyse des données énergétiques individuelles qui participent à « Donner du sens aux données du consommateur ». Ce groupe de travail a été co-présidé par Cécile MAISONNEUVE, Présidente de la Fabrique de la Cité, et Fabien CHONÉ, Président de Fabelsi.
Le quatrième rapport est consacré au « Vecteur hydrogène ». La production d’hydrogène représente près de 3 % des émissions de CO2 en France et dans le monde. Le rapport formule un certain nombre de recommandations pour développer l’hydrogène bas-carbone, évaluer son potentiel tout en tenant compte de ses impacts sur le système énergétique : il préconise par exemple d’adopter une position de neutralité technologique sur les différentes formes d’hydrogène décarboné et de cibler le soutien au développement de l’hydrogène vers les usages les plus mûrs. Ce groupe de travail a été co-présidé par Olivier APPERT, Membre de l’Académie des technologies, et Patrice GEOFFRON, Professeur de sciences économiques à l’Université Paris Dauphine-PSL et Directeur du Centre de géopolitique de l’énergie et des matières premières (CGMEP).
Saison 2 : La décentralisation énergétique
La saison 2 du Comité de prospective a été marquée par des travaux orientés sur les enjeux de la décentralisation énergétique.
Les trois rapports des groupes de travail
Le premier rapport consacré au « Verdissement du gaz » présente les perspectives d’évolution de la filière méthanisation, associée au modèle économique agricole, de la pyrogazéification, du power-to-gas et de la capture et au stockage du carbone. Ce groupe de travail a été co-présidé par Olivier APPERT, Membre de l’Académie des technologies, et Philippe MAUGUIN, Président-Directeur général de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA).
Le deuxième rapport traite de la transition énergétique dans les territoires sous l’angle des « Nouveaux rôles et les nouveaux modèles ». Il présente la capacité des collectivités territoriales à innover dans le domaine de l’énergie pour accompagner sa transition. Ce groupe de travail a été co-présidé par Frédéric GONAND, Professeur d’économie à l’Université Paris Dauphine-PSL, et Bernard BOUCAULT, Préfet honoraire de région.
Le troisième rapport interroge les modalités de la récolte, du stockage et de l’analyse des données énergétiques individuelles qui participent à « Donner du sens aux données du consommateur ». Ce groupe de travail a été co-présidé par Cécile MAISONNEUVE, Présidente de la Fabrique de la Cité, et Fabien CHONÉ, Co-fondateur de Direct Énergie.
Saison 1 : Les premiers travaux du comité de prospective
Pour la première saison, les thèmes des groupes de travail ont été choisis par les membres du groupe de pilotage et ont donné lieu à la présentation de trois rapports.
Les trois rapports des groupes de travail
Le premier rapport traite de l’évolution du mix énergétique, devenu un objet crucial de politique publique qui interroge l’avenir du secteur pour l’équilibrage entre les différentes sources d’énergie. La réflexion a particulièrement été orientée sur « L’impact de la mobilité propre sur le mix énergétique » (véhicule électrique, véhicules au GNV ou au bioGNV) et ses conséquences pour les systèmes énergétiques. Ce groupe de travail a été co-présidé par Olivier APPERT, Président du Conseil français de l’énergie, et Olivier PÉROT, Président de France Énergie Éolienne (FEE).
Le deuxième rapport, consacré aux réseaux d’énergie, a principalement porté son attention sur « La flexibilité et le stockage sur les réseaux d’énergie d’ici 2030 ». Il questionne l’intégration des énergies renouvelables et ses conséquences sur l’investissement et les mécanismes de gestion des réseaux. Ce groupe de travail a été co-présidé par Frédéric GONAND, Professeur d’économie à l’Université Paris Dauphine-PSL, et Ghislain LESCUYER, Président de Saft.
Le troisième rapport présente les liens existants entre révolutions numériques et consommation pour identifier comment le consommateur acquiert le pouvoir d’agir sur sa consommation énergétique et de s’engager pleinement dans la transition énergétique. Ce groupe de travail a été co-présidé par Cécile MAISONNEUVE, Présidente de la Fabrique de la Cité, et Jean BERGOUGNOUX, Président d’Équilibre des énergies (EdEn).
